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Vue depuis le sommet de l'île de Iasos vers le Nord.

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Le temple d’Artémis Astias


Le temple principal de la cité était dédié à Artémis Astias. La cella de celui-ci était ouverte sur le ciel juste au-dessus de la statue de la déesse. Selon la légende, la statue de la déesse était protégée de la pluie et de la neige par son père, Zeus, qui prenait grand soin d’elle. Zeus et Apollon faisaient également partie des divinités d’Iasos.
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Le temple de Zeus Mégistos


Le temple fut probablement construit au Vème siècle et agrandi à la période hellénistique. Les fouilles ont permis de dégager de nombreuses figurines archaïques et classiques, ce qui laisse supposer un culte antérieur. Les montants de la porte donnant accès au sanctuaire de l’ouest étaient couverts d’inscriptions. Les décrets de la cité devaient être déposés dans le Sanctuaire de Zeus et Héra. Nous savons ainsi que dès le IVème siècle le culte d’Héra était associée à celui de Zeus.

Le temple d’Apollon


Le temple d’Apollon est situé entre l’agora et le sanctuaire d’Artémis Astias. Les fouilles ont permis de mettre au jour un grand nombre de statues et de fragments de marbre.

Le théâtre


Le théâtre, d’un diamètre de 60 mètres environ, est creusé dans le flanc nord-est de la colline. Il date du IVème siècle av. J.-C. Quelques rangs de sièges sont conservés. Le bâtiment de scène a été rénové à l’époque romaine, et sa partie frontale fut augmentée de 6 mètres. L’imposant mur de soutènement sud est conservé sur une hauteur dépassant dix mètres.

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Le théâtre.

L’agora


L’agora est située sur un terrain plat face au continent. Elle réunissait la plupart des bâtiments publics et civils. Les fouilles italiennes ont révélé en profondeur des couches de l’Âge du bronze. L’agora de l’époque hellénistique était moins étendue que celle de l’époque romaine, ce qui confirme le développement économique de la cité à l’époque impériale. Elle était bordée sur les quatre côtés par des portiques où l’on peut imaginer le marché aux poissons dont nous parlent les sources antiques.
On accédait à l’agora par une porte monumentale qui s’ouvrait vers l’ouest et était protégée par une tour de l’enceinte.

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Le bouleutérion


Le bouleutérion se dresse sur le côté sud-ouest de l’agora. De plan semi-circulaire, il présente la forme d’un théâtre. Les gradins, divisés en trois sections, étaient bordés dans leur partie supérieure par un couloir. L’orchestre était circulaire. On y accédait par des portes latérales communiquant avec la stoa ouest de l’agora. Comme le théâtre, il est un des lieux de rencontre possible de l’ekklésia.

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La nécropole


La nécropole de la cité se trouve sur le continent, bien que quelques tombes aient été trouvées sur l’île même. La plus ancienne tombe est datée du IIIème millénaire av. J.-C., et beaucoup de tombes datent de l’Âge du bronze.

L’enceinte sur l’île


La cité était entourée par un mur d’enceinte long d’environ 2400 mètres, soit considérablement plus que les dix stades mentionnés par Polybe (environ 1800 mètres).
L’enceinte existait-elle dès le Vème siècle ? Judeich propose une datation remontant au début du IVème siècle. Scranton date les murs d’Iasos entre 390 et 360. Mais les dernières recherches de la mission archéologique italienne suggèrent que l’enceinte a été construite et financée au début de la conquête d’Alexandre ou peu après.

Le mur continental


Les vestiges du mur qui se dresse sur le continent ont une longueur d’environ 3000 mètres. Le mur est orienté vers l’intérieur des terres. Sa hauteur pouvait atteindre 5,5 mètres. Judeich a dénombré 18 tours, toutes construites sur le même plan. La distance entre chacune des tours varie entre 50 et 200 mètres. L’ouvrage était interrompu par une porte qui formait avec la courtine un angle de près de 90 degrés et permettait aux défenseurs de prendre les assaillants sur leur flanc. Il protégeait une large portion de la côte en garantissant ainsi à la cité son indépendance. En tout état de cause, on le voit, Iasos était caractérisée par son ouverture sur la mer, capital pour son commerce.

La première explication pour la construction de ce mur a été avancée en 1849 par Texier. Il évoqua la possibilité d’un « camp retranché ». Judeich, à la fin du XIXème siècle, estimait que le mur datait du VIIème siècle et resta opérationnel jusqu’à la fin du Vème siècle. Aujourd’hui, pour des raisons de style d’appareil, on pense que la construction du mur continental d’Iasos remonte à l’occupation macédonienne au tournant du IVème et du IIIème siècle. F. E. Winter émet l’hypothèse que le mur fut construit à l’époque d’Alexandre et qu’il fut un des ouvrages de défense destinés à sécuriser les positions du roi macédonien sur la côte ouest de l’Asie Mineure.

Mosaïques de la maison aux mosaïques d'Iasos

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